Sport, santé et bien-être au travail — sélectionnées et partagées pour vous tenir informé.
La plupart des dirigeants calculent le coût comme ça : salaire maintenu + cotisations sociales. C'est une erreur.
Selon l'Assurance Maladie, les coûts indirects sont 5 fois plus importants que les coûts directs. Ce que personne ne comptabilise : les heures RH pour gérer l'arrêt, la réorganisation d'urgence du manager, les heures supplémentaires des collègues, la formation du remplaçant, la désorganisation qui dure des semaines après le retour.
Un seul arrêt. Une cascade. Et quand plusieurs collaborateurs sont touchés en même temps, c'est toute la dynamique d'équipe qui s'effondre. Le vrai coût d'un TMS ne se lit pas sur une fiche de paie.
Source : Assurance Maladie 2024
Selon l'ANSES, 95% de la population française est "exposée à un risque de détérioration de la santé par manque d'activité physique ou un temps trop long passé assis". Et pourtant, nombre d'entre nous ont une profession qui nécessite d'être assis devant l'ordinateur des heures.
L'ANSES recommande : activité cardiorespiratoire 30 minutes 5 fois par semaine, renforcement musculaire 1 à 2 fois par semaine, et exercices d'assouplissement 2 à 3 fois par semaine. L'Assurance Maladie conseille quant à elle de "rompre les temps de sédentarité" par des pauses avec une activité physique d'intensité faible.
Dans le sport de haut niveau, personne ne compense 3 mois d'inactivité avec une semaine intensive. Le corps ne fonctionne pas comme ça. La progression se construit dans la durée, ou elle ne se construit pas.
En entreprise c'est pareil. Un séminaire bien-être. Une journée team building. Une appli de méditation. Et puis plus rien jusqu'à l'année prochaine. 9 ans de terrain m'ont appris une chose : ce qui transforme une équipe, c'est pas l'intensité d'un jour. C'est la répétition. Une séance par semaine pendant 6 mois — c'est ça qui réduit les douleurs, change les habitudes, crée la cohésion.
Selon une étude menée en 2015 par Goodwill Management pour le Comité Olympique et le Medef, "un collaborateur sédentaire qui se met à la pratique d'une activité physique et sportive améliore sa productivité de 6 à 9%".
L'entreprise gagne également :
C'est gagnant-gagnant. La question n'est plus "est-ce que ça vaut le coup ?" — les chiffres répondent à votre place.
Gilles Melloul, CEO d'Opus Certum Architecture. Depuis plusieurs années, son équipe s'entraîne chaque semaine dans le cadre d'un programme mis en place avec Le Gym France.
Ce qu'il retient — et c'est ce qui compte — c'est la façon dont les séances s'adaptent à chaque personne. Le questionnaire en début de séance, l'attention portée au niveau et aux sensations du jour. Le sport en entreprise ne fonctionne pas parce que c'est une bonne idée. Il fonctionne quand il y a une méthode derrière.
Piergiorgio Pepe, CEO de Quantum Ethics. Indépendant. Agenda chargé. Déplacements fréquents. Ce profil-là, c'est souvent celui qui reporte le sport en dernier. Parce que la semaine ne ressemble jamais à la précédente.
Ce qu'on a mis en place : un suivi individuel qui s'adapte au rythme, pas l'inverse. Ce qu'il retient après deux ans : un niveau de stress réduit, un mode de vie plus sain, une sensation physique différente. Plus fort dans son corps — ce sont ses mots. Un changement qui s'installe. C'est ça qui dure.
Dernière ligne droite avant les play-offs. Ces dernières semaines, la préparation change de nature. Le physique est là. Ce qui fait la différence maintenant, c'est autre chose — préparer le corps pour que la tête reste fraîche sous l'effort.
En D2, j'ai appris que la tête et le corps ne se préparent pas séparément. L'un conditionne l'autre. Toujours. En entreprise c'est la même logique. Un corps qui bouge régulièrement gère mieux la pression. On se sent plus fort, l'humeur change, le stress se gère différemment.
En 2017, 36% des salariés déclaraient avoir déjà fait un burn-out. Le terme recouvre un "épuisement physique, émotionnel et mental", du cynisme vis-à-vis de l'activité professionnelle, et une diminution du sentiment d'accomplissement personnel — selon l'INRS.
L'activité physique est susceptible de prévenir ces risques. Après le sport, le corps libère des endorphines. L'exercice régulier crée aussi un rituel qui agit positivement sur le moral dans la durée. Instaurer des moments sportifs au sein du lieu de travail n'est pas un luxe — c'est un investissement dans la santé mentale des équipes.
Selon le baromètre du sport en entreprise d'Harmonie Mutuelle (2023) :
Une écrasante majorité. Les collaborateurs veulent du sport dans leur journée. La question est : est-ce que l'entreprise suit ?
Selon François Jounieaux, pneumologue spécialisé dans les troubles du sommeil, la pratique du sport "améliore la qualité du sommeil, surtout le stade III" — la phase de sommeil profond. L'exercice régulier augmente la durée totale du sommeil, entraîne un endormissement plus rapide, diminue les éveils nocturnes et réduit les épisodes de somnolence diurne.
Une activité modérée pratiquée dans les heures précédant le coucher ne perturbe pas l'endormissement — confirmé par une étude de l'université de Caen-Normandie.
31% des adultes dans le monde ne pratiquent pas assez d'activité physique selon l'OMS — soit 1,8 milliards de personnes. Ce chiffre a augmenté de 5 points entre 2010 et 2022. L'inactivité physique expose à un risque accru de maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, démence et certains cancers.
L'OMS recommande aux adultes 150 minutes d'activité modérée ou 75 minutes d'activité soutenue par semaine. Un objectif atteignable — à condition d'en créer les conditions dans la vie quotidienne et au travail.
Source : OMS, juin 2024
Privilégiez le matin tôt ou la fin de journée pour les sports en extérieur. Hydratez-vous : entre 0,5 et 1 litre d'eau par demi-heure — on peut perdre jusqu'à 2,5 litres de sueur par heure par grande chaleur. Portez des vêtements de couleurs claires et appliquez une protection solaire.
Un coup de chaleur peut survenir si la température corporelle dépasse 40°C pendant l'effort. La prévention est simple — il suffit de l'appliquer. Sinon, pratiquez dans des structures climatisées.
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